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Bien-être

  • patrickwaumans2
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

Le SLFP-Poste souhaite plus que jamais mettre l’accent sur le bien-être du personnel de bpost. Dans une entreprise en pleine transformation, il est indispensable d’y accorder une attention particulière. Au niveau national, l’entreprise affirme régulièrement travailler sur cette thématique. Sur le terrain, nous constatons toutefois que cela reste trop peu perceptible pour le personnel.

 

Changer du jour au lendemain des méthodes de travail appliquées pendant des années ne peut se faire sans heurts. Pourtant, c’est précisément ce que bpost demande à son personnel afin de se préparer à l’avenir. Même si certains produits et tâches ont parfois été décriés par les travailleurs, ils ont été exécutés et intégrés pleinement au contenu de fonction. On est même allé jusqu’à menacer de lourdes sanctions en cas de non-exécution du travail. Aujourd’hui, de nombreuses activités et produits disparaissent, malgré une qualité de prestation quasi parfaite. Le personnel en est témoin et s’interroge légitimement. Cette situation génère de l’inquiétude et affecte directement l’état d’esprit des travailleurs. La situation est d’autant plus préoccupante lorsque l’entreprise communique sur ses forums internes que les causes seraient à chercher dans un manque de stabilité et une dégradation de la qualité — notamment dans le dossier de l’arrêt de la collaboration entre Aldi et bpost pour la distribution de ses folders publicitaires. Le rôle de la digitalisation n’est, quant à lui, jamais évoqué. Une fois encore, la responsabilité est entièrement imputée aux exécutants du travail.

 

Ce qui précède constitue un exemple issu de la MPO. Dans Retail, nous avons appris en début d’année que BNPPF est extrêmement satisfaite de la collaboration avec bpost et que les résultats obtenus sont excellents. Parallèlement, les guichetiers ont été informés que la conversion de bpaid vers Nickel se déroule de manière dramatiquement mauvaise et que les ventes sont insuffisantes. Autrement dit, le personnel de bpost se montre performant pour un partenaire externe, mais pas pour bpost elle-même. Comment expliquer cette contradiction ? La pression est une nouvelle fois renforcée : les clients doivent être contactés et, pour ainsi dire, « amenés de force » dans les bureaux de poste. Là encore, la faute est rejetée sur les exécutants du travail.

 

L’ensemble de ces éléments est enveloppé dans une logique dite de « Consequent Management  », une terminologie sophistiquée destinée à instaurer une tolérance zéro à l’égard des erreurs, qu’elles soient mineures ou majeures. Des fautes légères sont aujourd’hui sanctionnées de la même manière que des faits graves. Des juristes de haut niveau décident, depuis une tour d’ivoire et sur base de dossiers, des sanctions à appliquer. Le management local et les services RH locaux n’osent souvent pas s’y opposer, même lorsque de nombreux éléments sont apportés en faveur du membre du personnel concerné. Le « Consequent Management » est présenté comme un principe d’égalité de traitement, alors que, dans les faits, l’aspect humain disparaît totalement. Or, l’erreur est humaine. Nous tenons toutefois à souligner que les faits graves doivent effectivement être traités, mais que, dans ces situations également, le syndicat doit pouvoir et devoir jouer pleinement son rôle.

 

Enfin, l’entreprise en transformation met presque constamment en avant la flexibilité. Si l’impact de celle-ci n’est pas encore visible partout, elle constitue déjà une réalité quotidienne dans les bureaux pilotes. La vie privée de nombreux collègues est bouleversée du jour au lendemain. En tant que syndicat, nous comprenons certaines décisions prises dans le cadre de la pérennité de l’entreprise, mais pas à n’importe quel prix : pas sans concertation et certainement pas avec le message implicite que « d’autres peuvent toujours aller voir ailleurs ».


Le SLFP-Poste demande dès lors très clairement que les slogans relatifs au bien-être, dont bpost se prévaut régulièrement, ne restent pas lettre morte. Le bien-être est bien plus qu’un mot. Il doit faire l’objet d’un travail quotidien, à tous les niveaux.

 
 
 

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